top of page
Rechercher

L'arbre

  • Photo du rédacteur: Corpoesia
    Corpoesia
  • 24 oct. 2024
  • 1 min de lecture

J'aimais plus ardemment

le sol, les bois, les eaux,

La plaine immense et nue

où les nuages passent;

J'étais armé de fermeté

contre le sort,

Mes bras auraient voulu

tenir en eux l'espace;

Mes muscles et mes nerfs

rendaient léger mon corps,

(...)

Marchant droit devant moi,

vers n'importe où,

Avec des cris jaillis

du fond de mon cœur fou.


Émile Verhaeren

 
 
 

Posts récents

Voir tout
La rivière

Voilà, c’est fait, je suis devenu une rivière. Ce sera une grande aventure jusqu’à la mer. Quel nom me donnera-t-on sur les cartes ? D’où vient ce cours d’eau inconnu ? Quel ciel reflète-t-il dans ses

 
 
 
La pierre et l'étoile

Un jour, Phardrouk, le Grec, en marchant dans le Jardin, heurta du pied une pierre, il se mit en colère, revint sur ses pas et ramassa la pierre, en disant à voix basse : " Ô chose morte sur mon chemi

 
 
 
Je nais...

... je nais, je nais, je nais avec ce qui est là naissant, je suis uni a la croissance aux sourds abords de tout ce qui m'entoure et qui pullule et se propage en humidités denses, en étamines, en tigr

 
 
 

Commentaires


bottom of page